Street art version Geek

Street art version Geek

L’art de rue a pour but de donner sa vision de la société. Cet art donc évolue avec son temps, la besace du « street artist » aussi ! Aux bombes et pochoirs s’ajoutent de plus en plus de technologies numériques, de la tablette aux systèmes de graffiti robotisés dernier cri. Tour d’horizon des dernières inventions des graffeurs geeks et hackers urbains, avec le Graffiti Research Lab France (GRLF).

Les graffeurs plus traditionnels sont encore spetiques à l’utilisation des nouvelles technologies. Pas de criantes, la relève a déjà franchi le pas, si l’on en croit Jérôme Saint-Clair, fondateur de la branche hexagonale du Graffiti Research Lab (GRL).

Bien connu pour ses tags fait avec un extincteur, le « street artist » originaire de New York KATSU a été l’un des premiers participant et chercheur du GRL, dont il utilise certaines technologies open source pour ses oeuvres « vandales » (comme le « Laser Tag » et la perche télescopique pour bombe de peinture « High Writer »). Et de ce côté-ci de l’Atlantique, les graffeurs ne sont pas sans essai. Le Graffiti Research Lab, né en 2006 aux États-Unis, a en effet essaimé à travers le monde avec de nombreuses cellules autonomes qui inventent régulièrement de nouveaux outils de création. « Tous mis librement et gratuitement à la disposition de chacun », selon Jérôme Saint-Clair.

Parmi les projets concret, l’un des plus gros est sans doute le développement, dès 2009, du format de fichier GML « Graffiti Markup Language », qui permet d’enregistrer et d’exporter le tracé d’un graffiti en enregistrant précisément son mouvement dans l’espace.

Les graffeurs numériques ont aussi créé la librairie logicielle GML4U pour le langage Processing. Elle permet d’enregistrer un tag pour le redessiner à l’écran, le projeter à grande échelle via un vidéo-projecteur ou encore l’imprimer avec une imprimante 3D. Une solution utilisée l’an dernier lors de l’événement « Processing Bordeaux », dédié aux technologies digitales créatives :

Plus impressionnant, les designers, développeurs et électroniciens du GRL ont récemment mis au point une imprimante graffiti portable (Near Tag Quality) pilotée par une simple carte Arduino et capable d’utiliser jusqu’à 7 bombes de peinture (ce projet open source peut être reproduit pour environ 200 euros, selon le GRLFR). Ils ont aussi conçu divers outils de « light-painting » utilisant des diodes électroluminescentes (LED) afin de relooker l’espace urbain ; « hacké » nos bons vieux Minitel ; et inventé le Printball, un système de graffiti robotisé fonctionnant « comme une imprimante jet d’encre géante dont la tête d’impression est un pistolet de paintball » :

Vous voulez voir les artistes dans leurs oeuvres ? Le Graffiti Research Lab France sera présent cette année au festival francilien du numérique Futur en Seine : le 16 juin 2013 débutera au CENTQUATRE la construction d’une installation collective constituée de briques lumineuses ; et du 22 au 23 juin les participants au festival de culture hip hop Hoptimum, pourront assister à des démonstrations de graff numérique et participer à différents ateliers pratiques.

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